• Peut-on se faire berner par la conscience ?

    Nous avons conscience d'être un sujet et un sujet fasse à un monde, à une réalité extérieure existante. Mais si notre cerveau était en réalité depuis toujours contrôlé par quelqu'un d'autre sans que nous le sachions, qui serait capable de nous donner l'illusion d'être dans le monde réel et l'illusion d'être un sujet qui aurait sa propre personnalité. Le problème qui se pose est de savoir si notre conscience est fiable ou si au contraire elle est source d'illusions nous donnant l'impression d'être un sujet. Peut-on se faire berner par la conscience ?

     

    Pour Descartes, la conscience est source de certitude, c'est son fondement, ce qui la garantit. Il décide donc par méthode de douter de tout pour chercher la certitude, il s'agit du doute méthodique. Quand Descartes pense à quelque chose auquel il pourrait potentiellement douter, il décide de la considérer comme totalement fausse. En utilisant le doute méthodique, cela voudrait par exemple dire que même en ayant la preuve par l'acte de naissance que nous sommes bien l'enfant biologique de nos parents, nous pouvons douter de l'acte, penser qu'il est factice, et que nous avons en réalité été adoptés. Et la seule pensée qui résista à cette méthode, celle qui semblait indubitable, est la conscience d'exister. Nous appelons ceci le cogito. Je ne peux pas ne pas être moi qui pense. Cela définit ce que l'on nomme la philosophie du sujet.

     

    Le sujet se trouve être une substance permanente au principe de la pensée et de la vérité. Cette vision du sujet et de la fiabilité de la conscience a été rudement mise à l'épreuve par d'autres philosophes et notamment par David Hume. Il fait remarquer que si l'on pénètre en soi-même par introspection, on ne fait pas l'expérience d'un moi stable. Au contraire, si l'on pénètre en soi-même, nous faisons l'expérience d'impressions multiples et discontinues. L'idée d'un moi est le résultat d'une habitude, une illusion de voir de la continuité là où il n'y a en réalité que de la discontinuité. Donc pour Hume, le moi n'est qu'une fiction.

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